Biodiversité: nouvelles merveilles des océans.

Publié le par Francine Buchi

Les chercheurs l’ont surnommé le "Sapin de Noël’’. C’est un ver marin, jamais inventorié jusqu’ici, c’est l’une parmi les centaines de nouvelles espèces qui viennent d'être découvertes dans les coraux au large de l’Australie, principalement sur la Grande Barrière de Corail.

 

Ce programme de recherche international, baptisé ‘’Global Census Marine Life’’, rassemble 80 nations et 2000 chercheurs. Ceux-ci mettent en commun leurs laboratoires et leur technologies afin de produire en octobre 2010 un inventaire de ce qui vit aujourd’hui, et espérons le, vivra encore demain, dans les océans.

 


La tâche est colossale, car selon les scientifiques, il reste 1 à 9 millions de nouvelles espèces potentielles à découvrir, autant dire que nous ne connaissons qu’une petite goutte d’eau de l’Océan.


Ici une colonie de méduses-







Et là une petite algue, elle aussi inconnue jusqu'ici.

Les récifs coralliens sont de véritables nids à biodiversité, on les compare souvent à une Amazonie sous-marine. Et comme l’Amazonie, ils sont gravement menacés.

 

Dans l’Atlas de l’Océan Mondial (éditions Autrement) les auteurs Jean-Michel Cousteau et Philippe Valette notent que ''30% des récifs du monde sont morts, 60% pourraient l’être d’ici à 2030'', essentiellement du fait du réchauffement qui entraîne une acidification des océans, car les coraux ne peuvent plus secréter leur squelette externe calcaire. Sont également très dommageables les techniques de pêche, comme le chalutage employé dans les grands fonds, ou les pratiques illégales comme la pêche à la dynamite ou au cyanure.

 

Tim Flannery, directeur du laboratoire de zoologie de l’Australian Museum de Sydney, auteur du livre les « Faiseurs de pluie » (Editions Héloïse d’Ormesson) pronostique que sur la Grande Barrière de Corail australienne, qui a pourtant été déclarée site protégé, seulement 50 des 400 espèces de corail dur du récif pourront survivre d'ici 50 ans.

 

Le Programme des Nations Unies pour l’Environnement a calculé la valeur économique d’un récif corallien en bonne santé :100 000 à 600 000 dollars/km2/an, pour les revenus liés à la pêche, au tourisme, ou à ce que la médecine ou la cosmétologie peuvent en retirer. Il semble donc urgent de protéger partout dans le monde ces écosystèmes qui couvrent moins de 1% de la surface des océans.

 

Toutes les espèces récemment découvertes ne sont pas des organismes minuscules. Voici le très beau spécimen de langouste que les chercheurs du Global Census Marine Life ont découvert en 2006 au large de Madagascar: une langouste de roche de 4kg et de 50 cm sans les antennes, qui avait su jusqu'ici se faire toute petite ! Elle a un nom désormais, ''Palinurus Barbarae''.

 

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