Francine Buchi
La Petite Chronique de la Terre , c’est vous qui allez l’écrire !
Le changement climatique est en cours, tout le monde peut l’observer.
Je vous propose de publier ici vos photos et vos vidéos, nous allons les expliquer avec des spécialistes.
J’attends vos images : fbuchi@tf1.fr

Le blog du
bureau de Washington

Denis Brunetti
depuis Jérusalem
Laure Debreuil
Le blog justice et compagnie
La biodiversité est un "Patrimoine de Pays". Lors du WE du 14-15 juin, consacré
aux Lieux de Production, je suis allée voir le quartier maraîcher de la "Baratte", dans la banlieue de Nevers, dont une association très combative
s’efforce de conserver l’authenticité et, il faut bien le dire, le peu qu’il reste des maisons de maraîchers. Seules subsistent une vingtaine de maisons traditionnelles, coincées entre des
immeubles neufs et des petits pavillons. Heureusement, sur trente hectares, il y a toujours les jardins et les cultures. Jean-Claude Laleure, naturaliste, vient d’y réaliser un inventaire de la
faune et de la flore.
On trouve dans certains fossés d’eau pure une fragile variété de libellule, l’agrion de mercure,
inscrite sur la liste rouge des espèces menacées.
Jean Goby, membre de l’association, en a pris ces photos. L’agrion de mercure
est la fierté de la Baratte.
La présence de l'agrion de mercure – Jean-Claude Laleure a dénombré une trentaine d’individus- est le signe de bonnes pratiques agricoles. La petite libellule va peut-être permettre à cette
micro-zone humide d’être classée en zone protégée.
L’objectif, pour Brigitte Compain, présidente de l’association
Saint-Fiacre Loire-Baratte, est de convaincre les maraichers adeptes du désherbant que la biodiversité est une richesse. Elle a semé dans son propre jardin toutes sortes de plantes fleuries pour
nourrir les insectes pollinisateurs. A deux pas des immeubles neufs qui grignotent la zone maraîchère, le spectacle du jardin champêtre est un bonheur!
L’inventaire faune et flore réalisé sur La Baratte a été financé par le Conseil Régional de Bourgogne. C’est un exemple qui mérite d’être souligné, car le cas est encore trop rare. Très
souvent, dit Jean-Claude Laleure, les naturalistes interviennent bénévolement pour le compte d’associations qui n’ont que leur énergie pour défendre la biodiversité. Ce qui
n’incite pas les jeunes scientifiques à choisir cette spécialité pour gagner leur vie.
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