Delta du Danube, suite : les sautes d'humeur du climat

Publié le par Francine Buchi

Dans le Delta du Danube, - dont 80% de la superficie se trouve en Roumanie, le reste est en Ukraine-, on suit avec une attention particulière le débit du grand fleuve car les quelques localités du delta sont toutes construites au ras de l’eau et très facilement inondables. En moyenne, les terres émergées du Delta se situent à seulement 52cm au dessus du niveau de la mer.

 En revanche, s’il y a trop peu d’eau, c’est la navigation qui en pâtit et c’est l’habitat des 86 espèces de poissons et 331 espèces d’oiseaux qui en est perturbé. Par exemple, expliquent les pêcheurs, en période de sécheresse, il faut renouveler le poisson grâce à la pisciculture car il ne pond plus naturellement dans les marais.   

 

Sur les sautes d’humeur du climat ces dernières années, voici le témoignage du roumain Virgil Munteanu, qui a été pendant 5 ans, entre 2000 et 2005, le gouverneur de la Réserve mondiale de la Biosphère du Delta du Danube. Le débit du Danube a connu ces dernières années des niveaux jamais atteints auparavant, que ce soit en plus ou en moins.

                     

 

 Le débit moyen du Danube est de 6000 mètres cube par seconde. Mais en 2007, année de sécheresse et de canicule en Roumanie, le débit n’a été que de 2000 m3/ seconde, niveau historique le plus bas jamais atteint à l’entrée du Delta. Alors que l’année précédente, en  2006, le débit avait atteint le plus haut niveau historique : 18 000 m3/seconde, en raison des intempéries et des chutes de neige en amont du grand fleuve, long de 2800 km.

 

« Le Danube devient imprévisible », et pour Virgil Munteanu, c’est bien un effet des changements de climat en cours.

 

 

 

  

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