Les animaux du Spitsberg

Publié le par blog-petitechroniquedelaterre-tf1


En réponse à Janine

Tout autour de Ny Alesund, au Spitsberg, il faut bien dire que les animaux ne sont pas très nombreux, ou du moins pas très visibles. Les oiseaux migrateurs , par exemple ne sont pas encore remontés des régions tempérées vers les régions polaires.

 

En revanche il est possible de voir de près  les petits renards polaires. Ils ne sont pas farouches, et tentent de trouver auprès des hommes un peu de nourriture. Cette photo a été prise tout près de la base française Corbel au Spisberg, par le chercheur allemand Georg Schwarenborn.

 

 

Mais il faut préciser qu il est interdit de donner de la nourriture aux animaux sauvages, quels qu'ils soient. Ils doivent se débrouiller par eux-mêmes

Au cours de notre reportage nous avons rencontré quelques rennes sauvages, solitaires ou par très petits groupes de deux ou trois.

Sous la neige, ces rennes parviennent encore à trouver un peu de nourriture.Des lichens très ras, à peine visibles sur la roche.



 

 

 

Ingunn Loyning, notre guide norvégienne nous explique : « Le renne du Svalbard est très spécifique, il est court sur pattes, à la fin de l'été il paraît bien dodu car  il amasse beaucoup de graisse pour résister aux mois d'hiver.






Pendant la nuit polaire, on le voit alors rechercher dans la neige une herbe rare qu'il doit gratter avec les dents sur les cailloux... Il court très peu, pour ne pas dépenser son énergie.

Les rennes en hiver ne se regroupent pas, ils ont plus de chance isolément de trouver de  la nourriture. Ils n'est pas rare que des individus meurent de faim ».

 

 Sur l'archipel, les rennes seraient plusieurs milliers, et comme l'ours polaire, ils sont protégés.

 

 Quant aux ours polaires, on en parle beaucoup. Il y a 5 semaines, les résidents de la base internationale de Ny-Alesund ont pu en voir deux, non loin de la base. Ils sont curieux de nature et pas forcément agressifs. En tout,  il y en aurait 3000 au Spitsberg, mais essentiellement dans les régions côtières de l'est de l'Ile, qui sont plus froides et où ils peuvent mieux chasser leurs proies, les phoques et leurs petits. L'Ours est protégé,  mais il est recommandé  de s'armer d'un fusil si l'on s'éloigne d'une agglomération, à condition de ne s'en servir qu'en dernière extrémité.

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