Le réchauffement au G8

Publié le par blog-petitechroniquedelaterre-tf1


"Bien gérer la planète, c'est un engagement d'ordre éthique et philosophique"

Patrick Monfray, directeur scientifique adjoint de l'INSU, l'Institut National de Sciences de l'Univers, place la barre très haut:" En matière de réchauffement climatique, ce que l'on fait aujourd'hui ne va pas profiter à la génération présente.Ce sont nos petits-enfants qui vont en bénéficier. Cette solidarité entre plusieurs générations n'est pas facile à mettre en oeuvre ni à faire accepter." 
 
Et on s'attend effectivement à des négociations difficiles en Allemagne, cette semaine, à l'occasion du G8. Ce sont des responsables politiques qui se rencontrent. Certes, ils sont très influents, mais ils sont jugés et sanctionnés par leurs contemporains. Quant aux louanges a posteriori, elles figureront dans les livres d'histoire, ce qui n'est déjà pas si mal.
 
La maison, en ce moment, continue à brûler. En dépit des efforts réels des européens et des pays engagés dans le protocole de Kyoto, les émissions de gaz à effet de serre augmentent toujours au niveau mondial. Elles ont atteint un nouveau record.
 
Vous pouvez regarder ici l'interview de Patrick Monfray.
 
 
 

 
 
Un exemple de ce que vont rencontrer les générations futures: c'est l'élévation progressive du niveau des mers. Elle est due à la dilatation des eaux sous l'effet de la chaleur,et à l'apport d'eau douce des glaciers qui fondent.
 
"Cette élévation est gérable à l'échelle de 2 ou 3 générations, dit Patrick Monfray, il est possible de surélever des digues. Mais après, nos arrière petits- enfants auront à déplacer les villes"
 
On sait grâce aux coordonnées relevées par les satellites, que le niveau des océans a augmenté de 20 cm pendant le siècle dernier. Et les prévisions du GIEC vont jusqu'à 60cm pour le siècle qui vient. 60cm, cela ne paraît pas énorme, mais la population se concentre de plus en plus sur les bords de mer, les houles, les tempêtes peuvent être violentes, et de nombreuses régions, situées au niveau de la mer voire en-dessous, vont être submergées.
 
Le CNES, le Centre National d'Etudes Spatiales, a fait une simulation de ce qui peut se passer, d'ici de très nombreuses générations.                                                                      
Voici le paysage de l'Europe transformé par la montée du niveau des mers.
En France, on le voit, la Camargue disparait, de même que la Baie de Somme, une partie du Sud de la Bretagne et les basses plaines du Languedoc.
  
Tout ceci n'est pas pour demain, ni même sans doute pour après-demain. Mais si la montée des eaux se poursuit, des générations, dans le futur ,auront à s'adapter à ces  bouleversements.
majeurs.
 
L'homme a les moyens de s'adapter au réchauffement, il peut se déplacer, migrer.
 
Certains animaux ne le peuvent pas. C'est le cas de l'ours polaire. Ce magnifique mammifère a besoin d'une banquise solide pour continuer à exister.   
 

 
 Un homme Jean-Claude Kientzi, a consacré ses forces et tout son argent  à filmer les ours polaires . Il n'était pas cinéaste de métier, il était enseignant en électronique en Alsace. Mais sa passion, c'était la photo, et la nature. Il était hanté par la perspective de la disparition des grands ours blancs, et il s'est endetté pour aller les filmer au Canada et au Spitzberg, il avait même loué un brise-glace pour mieux les approcher!  Jean-Claude Kientzi est décédé la semaine dernière.
 
Le sujet que nous avons diffusé dans le journal de 20h de TF1 , lundi 4 juin, la veille de la journée mondiale de l'environnement, s'est appuyé en partie sur les belles images de Jean-Claude Kientzi, filmées en 16 mm.
Voici le reportage.
 
  
  

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