Présentation

 

Francine Buchi

La Petite Chronique de la Terre , c’est vous qui allez l’écrire !

Le changement climatique est en cours, tout le monde peut l’observer.

Je vous propose de publier ici vos photos et vos vidéos, nous allons les expliquer avec des spécialistes.

 

J’attends vos images  : fbuchi@tf1.fr

 

Dimanche 8 juillet 7 08 /07 /Juil 00:01

Ils sont tout à fait visibles à l'oeil nu, généralement sur une tige de rosier. Quand on en voit un, on sait que sa nombreuse famille n'est pas loin, probablement en train d'investir le rosier voisin. Les pucerons attaquent toujours en rangs serrés.

Le réchauffement du climat convient bien aux pucerons. Il en naît de plus en plus, et de nouvelles espèces apparaissent sous nos latitudes. C'est le résultat des études menées à Rennes par Maurice Hullé, directeur de recherche à l'Institut National de la Recherche Agronomique.

Cela fait 35 ans que des chercheurs piègent et étudient les populations de pucerons sur 8 sites en Europe. A Rennes, Colmar, Arras et Montpellier, et aussi en Angleterre et en Ecosse.

Ils ont constaté que chaque fois que la température augmente de 1 degré, 8 nouvelles espèces de pucerons apparaissent.

 " Ces espèces supplémentaires, précise Maurice Hullé, sont soit des espèces récemment introduites, soit des espèces qui pré-existaient sur nos territoires et qui dépassent maintenant des seuils de capturabilité ."

Et comme les printemps deviennent plus chauds, les pucerons ont tendance aussi à se manifester plus tôt : on les voit dans les champs et les jardins dès le 7 mai, soit 3 semaines plus tôt qu'il y a 30 ans.

Cette nouvelle étude a été rendue publique au début de l'été.

Mais en ce mois de juillet 2007, tout va mal pour les pucerons. Il a fait trop froid, et trop humide.

"L'humidité favorise un champignon microscopique, le champignon entomophtorale qui tue les pucerons,  explique Maurice Hullé. Ce champignon est un ennemi naturel très actif du puceron. Il n'est pas commercialisé dans les jardineries, alors que l'on peut se procurer déjà des larves de coccinelle. Mais sur le champignon entomophtorale, il reste encore des études à faire. En Bretagne, surtout en ce moment, le taux d'humidité est de 80%. C'est bon pour ce champignon, et très mauvais pour les pucerons."

 Voilà pourquoi on n'en voit pas beaucoup actuellement.

Mais il y a une autre raison, c'est le vent, dont le rôle est fondamental pour la migration et la prolifération des pucerons.

 "Quand la population de pucerons est trop importante, les femelles donnent naissance à une génération de pucerons ailés, qui sont alors capables de migrer et de se choisir un nouveau territoire en se laissant porter par le vent."

Maurice Hullé précise: "C'est pour cela que la Bretagne est bien placée pour les cultures maraîchères et horticoles . Le vent d'Ouest est dominant, et les pucerons sont bien incapables de traverser la mer !

C'est la raison pour laquelle on trouve de grands champs de pommes de terre en bord de mer dans les Côtes d'Armor, ou de grands champs de fleurs à la pointe du Finistère ".

Voici les dahlias que l'on cultive en juillet à la Pointe de la Torche, tout près d'Audierne. Au printemps, cette région est couverte de tulipes et de jacinthes.

 

 

Les fleurs ont pratiquement les pieds dans le sable, à deux pas des surfeurs qui accourent ici de toute l'Europe, car le vent - d'Ouest généralement -y est constant et enroule les vagues d'écume.

 

 

Dans les dunes de cette extrémité du Finistère on trouve aussi une très belle plante sauvage:  le chardon bleu des sables, que l'on appelle aussi le panicaut des mers, et qui est une plante protégée en Bretagne. Il est au début de sa floraison, et il n'a rien à craindre des pucerons.

Par blog-petitechroniquedelaterre-tf1 - Publié dans : blog-petitechroniquedelaterre-tf1
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