Tahiti: le retour des baleines

Publié le par blog-petitechroniquedelaterre-tf1

 

Le ballet des baleines à bosse, tel qu'on peut l'admirer en ce moment autour de Tahiti et Moorea.

Ces photos sont envoyées par Laurence et Anne, qui travaillent et résident à Tahiti.

 

 

Laurence m'écrit : " Dans notre petit bateau nous sommes sorties de la passe juste en face de chez nous, et nous avons aperçu le premier dos de baleine puis un deuxième, c'était magique et énorme à la fois. D'autres bateaux de plongée sont arrivés et nous avons pu nous mettre à l'eau avec masque et tuba tout près de nos copines : 2 femelles de 7 à 8 mètres de long ...magique..."

 

 

 

 

"Des sauts de baleines, des chandelles, des arbres droits et des splashs à n'en plus finir... le spectacle a duré une bonne heure, de la pure adrénaline naturelle..."

Laurence explique : "Il n'y a pas encore trop de touristes qui viennent pour voir les baleines car personne ne s'imagine que derrière le lagon il y a des baleines à bosse, 3 mois par an. Elles viennent ici avec leurs bébés et repartent ensuite vers le Pôle Sud. "

 

 

 

Confirmation de la part de Bernard Derty, porte-parole en France du  Fonds International pour la Protection des Animaux, autrement dit  l'IFAW ;

"Le Pacifique Sud a été déclaré " sanctuaire" pour les baleines en 2002. Elles y viennent du Pôle Sud entre juillet et novembre. Rien à voir avec le réchauffement climatique : elles ont toujours recherché des eaux plus chaudes pour se reproduire . La baleine à bosse est classée "espèce vulnérable" , précise Bernard Derty. On estime qu'elles sont entre 40 000 et 50 000 dans le Pacifique sud. C'est la zone du monde où il y en a le plus , et il y en aurait encore 20 000 dans l'hémisphère Nord. "

Faut-il développer le tourisme autour des baleines ? " C'est ce que l'IFAW préconise, dit Bernard Derty. Tout simplement parce que l'observation des baleines génère pour les pays des revenus équivallents voire supérieurs à ce que rapporterait la pêche. L'Islande par exemple a provisoirement arrêté pour cela de pêcher  la baleine."

En dépit d'un moratoire sur la pêche des baleines mis en place en 1986, 3 pays ont maintenu leur pêche pour des raisons commerciales ou curieusement dites "scientifiques": la Norvège, l'Islande, et le Japon. "C'est dramatique pour la légendaire baleine bleue, dit Bernard Derty, on estime qu'il en reste moins de 5000."

Le réchauffement climatique aura-t-il des répercussions sur la population de baleines au Pôle Nord ? "Les scientifiques sont partagés, dit Bernard Derty. Le point positif pour elles, c'est qu'elles pourront agrandir leur territoire grâce à la fonte de la banquise, et qu'elles trouveront plus de krill pour se nourrir. En revanche, l'ouverture de nouvelles routes maritimes et l'exploitation des ressources énergétiques de  l'Arctique leur seront préjudiciables."

 

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