D'un arum à Bali

Publié le par blog-petitechroniquedelaterre-tf1

Un arum ne fait pas le printemps

 

 

 

Dans ce jardin du Sud Finistère, Jannik me montre une curiosité.

Cherchez l'erreur. Non loin du camélia, dont la floraison est normale en cette saison,  s'épanouit un arum, un lis blanc, qui d'habitude ne fleurit qu'au printemps ( c'est la fleur du mois de mai, le mois de Marie). Jannik s'est toujours occupée d'un jardin et elle  n'avait jamais vu ça. En ce moment, dans le pays fouesnantais, les températures sont douces, entre 8 et 12 degrés.

 

  

Il n'y a aucune étude scientifique qui démontre le lien entre la floraison des arums en novembre et le dérèglement climatique ! C'est juste une observation. 

 

  

A quelques jours de l'ouverture à Bali de la conférence des Nations unies sur le climat, je relis dans la revue du CNRS les derniers chiffres sur l'augmentation des gaz à effet de serre au niveau mondial. Une équipe de recherche internationale a calculé que nous avons émis en 2005 presque 8 milliards de tonnes de CO2 à partir de la combustion des énergies fossiles, soit 2 milliards de tonnes de plus qu'en 1995. « Au niveau mondial, écrit Philippe Ciais du Laboratoire des Sciences du Climat et de l'Environnement, cela dépasse de 30% les objectifs du protocole de Kyoto et nous estimons que les combustibles fossiles vont émettre 11 milliards de tonnes de CO2 en 2011 ». Pendant les années 90, l'augmentation de CO2 dans l'atmosphère était de 1,1% par an. Les études les plus récentes montrent que l'augmentation a bondi à 3% par an.

 

 

 

Dans la même étude, Michel Ramonet (LSCE), qui nous avait expliqué dans un article précédent comment on mesure les gaz à effet de serre, s'inquiète du fait que l'Océan Austral qui absorbait jusqu'ici 15% du CO2 émis par l'homme semble en voie de saturation.

 

 

 

Cela relativise malheureusement les efforts notables de l'Union Européenne pour limiter le réchauffement.

 

La bonne nouvelle de cette fin d'année, c'est que l'Australie, qui n'avait pas signé le protocole de Kyoto, s'est engagée à le faire après 10 années d'une sécheresse historique. Le nouveau premier ministre travailliste Kevin Rudd s'y est engagé. Pour la première fois, les questions climatiques ont pesé sur une élection au plus haut niveau.

Il ne reste plus que les Etats-Unis à convaincre , mais c'est en bonne voie. Juliette Barthaux , qui tient une chronique du web du développement durable sur Ushuaïa TV me signale aux Etats-Unis ce site de la revue en ligne Grist Magazine ,qui se présente comme indépendante, et qui a entrepris de noter les candidats à l'élection présidentielle sur leur engagement écologique . Résultats en novembre 2008.

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