En France, une plantation contre le CO2

Publié le par blog-petitechroniquedelaterre-tf1

Ce beau chêne du domaine viticole et forestier de Fontlade, dans le Var, frôle les 200 ans. Il est un puissant « puits » de carbone, puisqu' il a absorbé du CO2 tout au long de sa croissance.

 

 

Le domaine abrite aussi une parcelle moins

spectaculaire, mais bien visible en bordure de la départementale 13 qui mène à Cabasse . C'est une ancienne friche sur laquelle l'association Forestavenir  a planté un millier de jeunes arbres d'essences diverses destinés eux-aussi à devenir des pompes à CO2.

 « C'est la première fois en France, dit Claude Fussler, initiateur de l'opération, que l'on plante délibérément des arbres pour lutter contre l'effet de serre. Claude Fussler est conseiller en développement durable auprès du Pacte Mondial des entreprises initié par les Nations Unies .

Il précise : « Sur ces 4 hectares, il y a de quoi absorber 2400 tonnes de CO2 , soit l'équivalent annuel de 155 ménages français selon les chiffres calculés par l'ADEME » .

 

Bien sûr c'est dérisoire par rapport au largage global de  7 à 8 milliards de tonnes  de CO2  dans l'atmosphère, mais cela peut accélérer la prise de conscience au niveau local.

 

 Car toute cette plantation d'arbres à Fontlade est financée  par des entreprises et des particuliers de la région PACA   qui souhaitent compenser leurs émissions de carbone. On trouve leurs noms sur les panneaux situés à l'entrée de la parcelle.

 Parmi ces entreprises figure le Groupe Segond, un grand concessionnaire automobile spécialisé dans les voitures de prestige.

 On peut trouver qu'en plantant des arbres,  l'industrie automobile s'achète à bon compte un droit moral à polluer, mais la démarche de ce distributeur semble pragmatique et bien intentionnée : en attendant que les constructeurs généralisent des moteurs non-polluants, il faut gérer le présent.

 

Ce distributeur incite donc  le nouveau propriétaire à parrainer un ou plusieurs arbres selon le niveau de pollution de son véhicule et selon les distances qu'il parcourt dans l'année. Le concessionnaire a pris l'initiative d'établir un barème.

 

Par exemple, pour un 4X4 qui émet 310g de

CO2 par kilomètre parcouru, et qui fait moins de 10 000 km dans l'année, ce sera 70 euros. De quoi financer un peu plus d'un arbre au tarif unitaire de 60 euros. «  Pour chaque contribution volontaire d'un  client, nous abondons du même montant"  précise  Christophe Le Guillou, directeur général du Groupe Segond.

 

Pour 2007, le programme de reforestation des Nations Unies a prévu de planter dans le monde un milliard d'arbres.  Ce ne sont pas les mille arbrisseaux varois  qui vont sauver la planète, mais ils y contribuent.

 

Les forestiers privés songent à étendre l'expérience à d'autres régions, car même si la forêt en France gagne naturellement du terrain, il y aurait encore un million  d'hectares de friches à convertir en forêt durable.

Commenter cet article