Sous le sapin

Publié le par blog-petitechroniquedelaterre-tf1

Le prix Nobel de la Paix attribué cette année à Al Gore et au GIEC est un beau cadeau, de ceux que l'on n'obtient pas en sortant sa carte de crédit.

 

A propos de crédit : Comment continuer à se développer durablement ?  Est-ce que c'est seulement possible ? Si l'on est optimiste, on peut croire que oui, mais la démonstration reste à faire. Jusqu'ici, aucun pays n'a augmenté son taux de croissance sans augmenter aussi sa consommation d'énergie fossile et de matières premières.

Le défi est immense pour assurer la Paix sur la Terre.

 

Noël, fête de la Nativité, fête des générations futures. Il ne tient qu'à nous de faire en sorte que  nos enfants et petits enfants n'aient pas à nous juger sévèrement plus tard. Dans la lutte contre le réchauffement climatique, ce sont eux qui sont concernés en priorité. La saison étant aux voeux, on peut toujours rêver que l'on parvienne à organiser grâce au web une consultation des jeunes générations, chaque fois que des dirigeants quinquagénaires ont la responsabilité de prendre des décisions pour ceux qui vivront en 2050 .  

 

Deux lectures récentes : dans la lettre du « Club des Vigilants » - c'est un think-tank français-. il y a une contribution signée Déborah Secrétin . Elle voit dans les changements climatiques se profiler les Darfour de demain: « La guerre du Darfour avec implication du gouvernement soudanais, n'a commencé qu'en 2003 mais ses prémisses remontent aux années 80 quand la sécheresse et  l'avancée du désert ont commencé à réduire les quantités d'eau disponibles. Les nomades du Nord (en grande majorité Arabes) et les paysans du Sud (en grande majorité Africains) sont entrés en concurrence... Après d'intenses sécheresses ou de méga-inondations, des Darfour nouveaux dresseront en Afrique et en Asie des populations pauvres les unes contre les autres; plus tard, les pays riches se sentiront assiégés : ils construiront des murs et s'attireront la haine ».

 

Patricia Thomas, journaliste à l'Ecologiste ( numéro 24 octobre-décembre 2007) « Si nous refusons d'agir immédiatement et sans tergiverser, nos seuls choix possibles seront douloureux et terrifiants. Qui vivra qui mourra ? Qui aura le droit de naître et qui ne l'aura pas ?.. »

 

 Ce sont les bonnes questions. Et c'est Noël. Alors vive l'espoir !

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So-Ann 31/12/2007 00:22

Il faut tout de même souligner que le conflit du Darfour n'est pas essentiellement du aux changements climatiques. C'est une des causes, mais forcément la principales. Le contexte historique, les questions plus profondes de ressources naturelles, et d'autres facteurs encore, contribuent à l'existence du conflit...