Zone humide à découvrir

Publié le par blog-petitechroniquedelaterre-tf1

Le 2 février, nous n'y sommes pas encore, mais la Journée Mondiale des Zones Humides, cela se prépare.

Brigitte Compain-Murez est à la tête de l'association Saint-Fiacre Loire-Baratte, elle se passionne pour la préservation et la valorisation d'un terrain de tradition maraîchère situé à cheval sur les communes de Nevers et de Saint-Eloi. Elle est en train de mettre la dernière main à un panneau pédagogique qui va détailler aux visiteurs les richesses de cette zone d'une trentaine d'hectares, riche toute l'année en eau et en limon. Voici des photos, signées Jean Goby, qu'elle m'a fait parvenir. Merci à tous les deux !

 

 Le vieux chêne Saint Fiacre, un arbre creux précieux pour la biodiversité, quantité d'insectes et d'oiseaux peuvent s'y nicher. « Il faut entretenir les vieux arbres, replanter des saules, des chênes, des haies »

 

La star de la Baratte : l'Agrion de Mercure, une rare variété de libellule, inventoriée sur cette zone l'an dernier. « Les zones humides sont parmi les milieux naturels les plus riches du monde, elles fournissent l'eau et les aliments à d'innombrables espèces de plantes et d'animaux. Ce sont des milieux de vie remarquables pour leur diversité biologique. » dit Brigitte Compain-Murez.

 Il y a aussi des amphibiens remarquables : « tels le Crapaud alyte accoucheur, le Crapaud calamite (tous les deux figurent à l'annexe II de la convention de Berne et en annexe IV de la directive habitat), la Grenouille verte, le triton palmé".

 

 

  Voilà pourquoi l'association a demandé que La Baratte  soit reconnue en tant que site protégé ; de plus, elle propose, grâce à des activités maraîchères d'insertion, d'alimenter en légumes bio les cantines scolaires et la cuisine centrale de Nevers.

  Rien que du bonheur !

  Les zones humides sont protégées par une convention internationale signée à Ramsar en Iran en 1971. Elles sont partout en régression, et pourtant elles sont essentielles pour lutter contre les inondations et préserver la biodiversité.

 

 

  En France, on estime que les 2/3 des zones humides ont disparu entre la fin du XIXème siècle et 1990. Selon l'évaluation nationale de 2001 , les zones humides qui subsistent ne couvrent plus que 2,5% du territoire national. Depuis 1990, la situation s'est stabilisée selon l'IFEN, mais les efforts ont surtout porté sur les zones littorales. Les terrains situés au bord des fleuves et des rivières doivent être encore mieux protégés.

 

 

 

 

 

 

  

 

 

 

 

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