Déchets: facture au poids

Publié le par blog-petitechroniquedelaterre-tf1

Un exemple à suivre pour réduire le poids des déchets : celui de la Communauté de communes du Pays d'Alésia et de la Seine, en Côte d'Or.    

Aurélie Fondard, secrétaire générale de la communauté de communes m'envoie cette photo prise le 15 janvier à l'Hotel de Lassay à l'Assemblée Nationale :

 La remise d'un trophée  décerné par l'Association des Eco-Maires.

 

 Les 25 petites communes concernées, qui représentent 8000 habitants, pratiquent depuis décembre 2007 ce qu'on appelle la « pesée embarquée ».

Le système mis en place dans ces communes de Côte d'Or est basé sur la responsabilisation : chacun paye une redevance modulée en fonction du poids de sa poubelle et de la fréquence avec laquelle il la présente aux éboueurs.

Sous chaque poubelle individuelle : une puce qui permet d'enregistrer automatiquement le poids.

Le matériel est allemand, car un tel système de facturation, qui semble pourtant logique, n'est pas encore courant en France. Il ne concerne qu'une centaine de petites communes, et une seule grande ville : Besançon. 

 Pourquoi ? Parce qu'il demande un effort d'organisation , même dans les petites communes.  " La mise en place pratique nous a pris un an", indique Aurélie Fondard

Il faut surtout changer de logique.

La facturation des déchets est encore calculée majoritairement en fonction du cadastre et prélevée par le Trésor Public avec les taxes foncières. C'est la bien connue Taxe d'Enlèvement des Ordures Ménagères ( TEOM). Dans ce système, rien n'incite à réduire les déchets.

Voilà pourquoi le Grenelle de l'Environnement préconise de développer à la place une Redevance  d'Enlèvement des Ordures Ménagères (REOM) calculée en fonction du poids ou du volume des déchets.

La REOM est facturée directement par les communes, et c'est bien là que réside le frein.  Les communes ne sont plus assurées d'une rentrée fixe d'argent chaque année, et de plus les élus sont directement confrontés à l'éventuel mécontentement de leurs administrés.

Mais les mécontents, là où le système est mis en place, sont peu nombreux.

En Alsace, qui fait figure de région pionnière, les résultats sont étonnants ; « En l'espace des 6 dernières années, on est passé en Alsace de 35% de recyclage à 70%, m'indique Gérard Landemaine, vice président de la Communauté de Communes des Portes d'Alsace. " Et alors que la moyenne nationale est de 353 kg d'ordures ménagères par habitant et par an, nous en sommes en Alsace à 96 kg seulement ! "

 

Encore une photo : celle de Sandrine Poussaint, chauffeur de benne à ordures dans la Communauté de Communes du Pays d'Alésia et de la Seine. Sandrine était vendeuse de prêt-à-porter, et elle ne se sent pas du tout dévalorisée par son nouveau métier.

Bien au contraire, dit-elle, j'aime mon travail, on se sent utile, et les nouvelles technologies mises en place par la pesée embarquée rendent le métier encore plus intéressant !" 

 

 

 

 

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