La Folie des oursons polaires

Publié le par blog-petitechroniquedelaterre-tf1

 

Après Knut, qui a connu la gloire au zoo de Berlin, voici  Flocke, un nouveau petit ourson polaire de tout juste 2 mois au Zoo de NUREMBERG ;

 

Les visiteurs ne peuvent pas encore l'approcher, et c'est la direction du zoo qui est l'auteur de ces photos et qui les met en ligne sur son site avec des vidéos du petit animal. Allez-y, c'est craquant.

  

 L'ourson est nourri au biberon, il joue avec une peluche, on le voit dans les bras de son soigneur etc...

Le spectacle est d'autant plus émouvant que les naissances d'ours polaire sont rares en captivité, il n'y en a mois de 5 par an dans toute l'Europe, sur une population d'ours polaires d'environ 140 individus dans les zoos. En France, seulement 5 parcs zoologiques hébergent un ou plusieurs ours polaires, et il n'y a pas de naissance.

 

 Dans la deuxième quinzaine du mois d'avril, lorsque la petite Flocke ( Flocon en allemand) sera présentée au public, le zoo s'attend à un flux de visites supérieur de 20% à la normale pendant plusieurs mois. Jusqu'à ce que l'ours trouve sa taille d'adulte et devienne comme tous les ours un super prédateur dangereux, solitaire -c'est dans sa nature - et particulièrement malheureux en captivité.

 Et c'est bien là le problème, et c'est là qu'il y a débat parmi les vétérinaires. Faut-il à tout prix sauver un petit ourson que sa mère naturelle est susceptible de dévorer comme c'est souvent le cas dans la nature quand elle est stressée , ou lorsqu'il s'agit d'une première naissance ?  

J'ai interrogé deux vétérinaires réputées : Marie Claude Bomsel, du Museum National d'Histoire Naturelle et Christelle Vitaud directrice du Parc Animalier de Peaugres en Ardèche. Toutes les deux m'ont confirmé que le fait d'élever un ours à la main l'isole à tout jamais de ses congénères, et l'empêche donc de se reproduire. 

Voici ce qu'en dit Christelle Vitaud

      

 

Le Parc animalier de Peaugres héberge 3 ours

polaires, dont Johnny, un mâle qui vient du zoo de Vincennes, et deux femelles. Johnny et l'une des femelles sont nés en captivité mais ont été élevés par leur mère naturelle. Bien qu'ils s'entendent pour le mieux, ils n'ont pas réussi à procréer. 

 

 

 

Quant à la deuxième femelle, " elle est clairement mise à l'écart, nous indique Amélie Pignorel, la vétérinaire du parc animalier. Katinka a été élevée à la main. Elle présente des troubles du comportement, s'approche des grilles pour être proche des humains, et n'est pas reconnue comme un ours par les deux autres qui peuvent se montrer agressifs envers elle".

   L'ours polaire, espèce protégée, fait partie d'un programme d'élevage européen dans les zoos. '' Mais l'objectif ne peut pas être de développer le nombre d'ours en captivité", souligne Christelle Vitaud. C'est dans la nature qu'il faut protéger au maximum et préserver les 20 000 à 25 000 ours qui subsistent dans l'Arctique et qui sont gravement menacés par le réchauffement du climat. Les ours polaires que l'on peut voir dans les zoos servent au mieux de porte-drapeau et de symbole de la biodiversité menacée.

 

 

 

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Geneviève Hamelin 25/02/2008 17:24

Bonjour
Je viens comme promis mettre un commentaire à votre article et vous remercie encore d'avoir répondu à mon courrier. Il est vrai que l'on craque devant les petits oursons comme knut ou Flocke, mais il  ne faudrait pas que cette folie médiatique que les allemands ont connu avec Knut, fasse maintenant que ces deux ours polaires finissent oubliés au fond d'un zoo.
Le point positif est d'un autre côté que mettre en lumière ces deux naissances d'ours polaire en captivité peut ,peut- être permettre de mettre en avant de plus graves problèmes que l'ours polaire rencontre sur sa banquise qui est entrain de fondre due au réchauffement de notre planète.
Plus on montrera aux jeunes générations les magnifiques paysages et animaux de notre terre , pendant qu'il est encore temps, peut être ces enfants feront ils de meilleurs citoyens.Il faut essayer d'oeuvrer dans ce sens.
C'est aussi l'objectif du site que j'ai créé qui se veut une anthologie de l'ours afin de rassembler des témoignages de personnes qui ont approché l'ours, ou qui l'ont immortalisé d'une manière ou d'une autre.
Muliplions les témoignages et les actions s'ils peuvent permettre de faire bouger les choses.
Cordialement et Oursement vôtre
Geneviève