Parlementaires lanceurs d'alerte

Publié le par blog-petitechroniquedelaterre-tf1

 

 

Lanceurs d'alerte suite...Sur la question des OGM, il y a aussi des parlementaires lanceurs d'alerte. C'est-à-dire des représentants du peuple qui font entendre  une voix différente de leur groupe politique, et qui de ce fait se retrouvent mis à l'écart.

 

 

 

C'est ce qui arrive en ce moment au sénateur UMP de la Manche, Jean-François Legrand,  qui a déclaré dans le journal Le Monde que les parlementaires sont soumis aux pressions et à la force de frappe « phénoménale » des semenciers , et que certains de ses collègues ont été « actionnés » ; les propos de Jean-François Legrand ont été condamnés par son président de groupe au Sénat et par le Bureau de l'Assemblée Nationale.

 

 

 

Jean-François Legrand est très minoritaire dans son groupe, mais il n'est pourtant pas tout à fait le seul parlementaire à parler de ces pressions.

 

 

 

Un autre élu UMP, le député de la Moselle François Grosdidier , proche du botaniste Jean-Marie Pelt, s'est exprimé dans Libération et participait aujourd'hui à une conférence de presse initiée par France Nature Environnement.

Que dit-il ?

Que le travail d'un lobby quel qu'il soit somme toute est normal, mais que celui des OGM est extrêmement bien organisé, y compris en direction des dirigeants agricoles, et qu'au niveau local  les organisations agricoles savent faire pression physiquement sur leurs élus, dont beaucoup craignent le saccage de leur permanence. « Les conditions d'un débat serein ne sont pas réunies, il faut s'entourer de précautions. Le processus législatif est entraîné par une minorité active qui n'a pas la hauteur de vue nécessaire. Si nous avions laissé faire la Commission Economique de l'Assemblée Nationale, la Charte de l'Environnement n'aurait jamais été adoptée ». La Charte de l'Environnement adossée à la Constitution demande aux acteurs publics d'appliquer le principe de précaution.

 

 

 

Ne pas aller trop vite...  Les enjeux de société sont tellement importants en ce qui concerne les OGM, - car s'il y a contamination de la végétation, elle est irréversible - qu'il vaudrait mieux effectivement débattre sereinement. En attendant, la liberté de vote et de parole que revendique François Grosdidier pourra s'exercer mardi prochain 8 avril, puisque les députés vont se déterminer par un vote solennel, c'est-à-dire par un vote individuel.

 

 

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