De la Nina dans l'air ...

Publié le par blog-petitechroniquedelaterre-tf1

Il y a toujours de la Nina dans l'air ...

 Le phénomène climatique que l'on appelle la Nina, par opposition au Nino, a démarré en juin 2007 dans le Pacifique, et est toujours en cours. La Nina provoque un déplacement des eaux chaudes vers l'Asie, fait remonter des eaux froides à la place, et cela se répercute  sur tout le climat de la planète.

 

 

 

"Les températures de l'eau dans le Pacifique ont chuté de 2°C à 2,5°C" précise Jean-Pierre Céron, directeur adjoint de la climatologie de Météo France.

 Par exemple, c'est la Nina qui serait responsable du premier typhon de l'année en Chine, « Neoguri »,  apparu samedi 19 avril avec un mois d'avance sur la saison habituelle.

 Le satellite européen Metop, lancé en octobre dernier, a transmis cette magnifique photo à Météo France. La population du sud de la Chine, dans la province de Hainan, avait été avertie et en partie évacuée des quartiers proches de la mer. Néanmoins 18 petits pêcheurs sont portés disparus.

 De même, c'est à la Nina qu'il faut attribuer les exceptionnelles chutes de neige qui ont perturbé cet hiver la vie quotidienne en Amérique du Nord.  

Selon la NOAA, le Centre National Américain de Prévision Climatique, la Nina va  persister encore au moins pendant 3 mois, jusqu'en juillet, avec beaucoup de précipitations en Indonésie et au contraire un déficit de pluies dans le Sud-Ouest des Etats-Unis.

  Et en France ? Quand on voit l'impressionnante avalanche qui s'est déclenchée dans les Pyrénnées ce week-end près du village de Gavarnie, on se dit que c'est peut-être aussi une conséquence de la Nina ! 

 

 

 

Peut-être bien, mais « la réponse est difficile", dit Jean-Pierre Céron

"La Nina affecte l'Europe en bout de course, elle nous arrive après l'Amérique et les Caraïbes, et les températures que nous connaissons actuellement ne sont pas des anomalies." 

"Au mois de mars, en France métropolitaine, les températures ont été proches des moyennes habituelles, et il est trot tôt pour faire le bilan d'avril".

  De plus, on n'étudie scientifiquement ces phénomènes de Nino et Nina que depuis une quarantaine d'années, et on ne les modélise que depuis les années 90. C'est très récent.

 « Nous disposons en mer de tout un réseau de balises qui nous informent sur ce qui se passe en surface et sous la surface de l'eau. Mais ce n'est pas encore suffisant.  Par exemple, nous allons d'ici la fin du mois de mai affiner nos modèles de calcul en incluant  ce qui se passe au niveau de la stratosphère, - jusqu'à 60km d'altitude -. Et nous comptons aussi à l'avenir sur les satellites européens pour nous informer sur la quantité d'eau contenue dans les sols. C'est très important ». 

 Jeudi 24 avril,  les spécialistes de Météo France se réunissent pour mettre en ligne leurs prévisions saisonnières pour les 3 mois à venir. On attend leur bulletin avec impatience, mais tout indique qu'ils vont être d'une prudence de serpent, car la Nina est une fillette capricieuse. Jusqu'ici, c'est bien l'instabilité qui est la seule certitude

 Cette instabilité met-elle en doute le réchauffement climatique ? « Absolument pas, dit Jean-Pierre Céron, en dépit des variations de températures que l'on peut observer d'année en année, on est sûr que dans 10 ans les températures mondiales seront en moyenne générale plus chaudes qu'aujourd'hui ». 

  

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SEDAT Reynaldo 23/04/2008 07:47

Bonjour Francine...!
C'est sûr...!
C'est la science du déterminisme...!(Le principe du déterminisme consiste à admettre que tout phénomène dépend d'un ensemble de conditions antérieures ou simultanées("Les mêmes causes produisent les mêmes effets").La connaissance de ces conditions permet de prévoir rigoureusement le phénomène,et même de le reproduire nécessairement.Les philosophes dialectiques(dont le marxisme) et l'épistémologie contemporaine ont attaqué le déterminisme mécaniste. 
Comme l'avait démontré le météorologue américain Edward Norton Lorenz décédé le 16/04/2008 avec son effet "Papillon" résumant une métaphore concernant le phénomène fondamental de sensibilité aux conditions initiales en théorie du chaos (prédictibilité:le battement d'aile d'un papillon au Brésil peut provoquer une tornade au  Texas).
Il y avait aussi la "Nina",une des trois caravelles de Christophe Colomb...!
Bien à vous...!           Reynaldo.