Océans sous surveillance

Publié le par blog-petitechroniquedelaterre-tf1

Y aura-t-il une pause dans le réchauffement ? Certains chercheurs allemands,  de l'Institut Leibnitz et de l'Institut Max Planck, ont publié une étude qui jette un pavé dans la mare. Selon ces spécialistes en météorologie et en océanographie,  la hausse des températures pourrait marquer un temps d'arrêt au cours des 10 prochaines années.

 

 

 

 

Le doute viendrait en fait du rôle des océans dans la fabrication du climat mondial. Un rôle éminent, puisque les Océans couvrent une superficie immense, 70 % de la planète.

 

 « On connaît assez bien ce qui se passe en surface, explique Hervé Claustre, du laboratoire d'océanographie de Villefranche, ceci grâce aux navigateurs et aux satellites 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Par exemple, les satellites nous apprennent que les océans s'élèvent actuellement de 3mm par an , en partie parce que l'eau se dilate sous l'effet de la chaleur. On voit aussi depuis l'espace que cette élévation n'est pas uniforme, la surface des océans n'est pas plane, elle ondule ( satellite Jason, image CNES/NASA) 

 

 

 

En revanche la profondeur de l'océan commence seulement à être explorée scientifiquement . Nous avons assisté à la pose de deux nouvelles balises plongeuses au large de Nice. Des balises autonomes, munies de capteurs pour mesurer jusqu'à 1000 mètres de profondeur la température, la salinité,et aussi - c'est nouveau-  les concentrations de plancton et d'éléments nutritifs. « Si la température augmente, les océans vont être stratifiés, explique Hervé Claustre, d'autre part, pour que le phytoplancton absorbe le CO2, il lui faut de la lumière et des éléments nutritifs » 

 

 Les balises remontent à la surface tous les jours à midi, pour envoyer leurs données aux satellites, qui eux-mêmes alimentent les chercheurs en informations qu'il  faut traiter et interpréter.                                                   ..

« Nous allons faire de plus en plus de l'océanographie en chambre, commente Hervé Claustre, avec en plus la possibilité de donner depuis notre ordinateur de bureau des instructions aux balises ».

 

Les balises travaillent tout en dérivant au fil des courants. Elles peuvent transmettre pendant trois ans en moyenne si elles ne sont pas heurtées par un bateau.

 

 

 

 

 

 

 

 

Est-ce la solution pour comprendre le rôle des océans dans le climat ? "Certainement, commente Patrick Vincent, responsable des programmes à l'IFREMER , mais il faut être patient. La vérité est que pour l'instant, les océans sont encore très mal connus. Le programme international ARGO vient tout juste de terminer, fin 2007,  la pose de 3000 balises dans l'océan mondial, sur des carrés de 500 km par 500 km"  

 

 

 

 

 

 

 

Il subsiste des zones blanches dans ce balisage, et tous ces flotteurs, il va falloir les renouveler régulièrement, et interpréter le flux continu de données qu'ils envoient. Il y a donc encore beaucoup de travail et d'argent à consacrer à la connaissance des océans, et certainement encore de nombreux débats en perspective.

 

 

 

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