Présentation

 

Francine Buchi

La Petite Chronique de la Terre , c’est vous qui allez l’écrire !

Le changement climatique est en cours, tout le monde peut l’observer.

Je vous propose de publier ici vos photos et vos vidéos, nous allons les expliquer avec des spécialistes.

 

J’attends vos images  : fbuchi@tf1.fr

 

Jeudi 30 octobre 2008 4 30 /10 /Oct /2008 15:13

Commencée en mars 2007 sur la page internet de la rédaction de TF1, la petite chronique de la Terre abandonne cet emplacement .

Je quitte en effet mon entreprise pour partir à la retraite, et selon l'expression consacrée, un nouvel horizon se prépare. 

Comme disait je crois Saint Exupéry, écrire est une conséquence...Alors on verra bien si dans ses nouvelles aventures, la petite chronique de la Terre trouvera matière à réflexion et partage, en un autre lieu de la Toile..

Merci
Francine Buchi

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Mardi 28 octobre 2008 2 28 /10 /Oct /2008 00:17

En réponse à une crise mondiale aux multiples visages,  alimentaire, écologique, économique et culturelle, Pierre Rabhi  lance une plateforme collaborative www.colibris-lemouvement.org

 

De quoi s’agit-il ? Fédérer l’intelligence de la société civile, ses initiatives et les solutions qu’elle a déjà trouvées pour vivre dans un monde durable et gérer la nature en arrêtant de la détruire. « Nous allons connaître un tsunami alimentaire mondial, prédit ce pionnier respecté de l’agriculture biologique, et les pays développés ne sont pas à l’abri ».

 

Pierre Rahbi met en application la stratégie du colibri. Celle du minuscule oiseau qui devant l’incendie de la forêt, va chercher dans son bec de l’eau pour l’éteindre. Les autres animaux ne font rien et lui disent que cela ne sert à rien. Lui répond : « Je sais, mais je fais ma part ». 

 

 Le colibri s’agite quand le doute paralyse les initiatives. C’est ce qui se passe en ce moment. Avec la crise financière, les urgences écologiques sont remises en question.

L’Europe, en tête jusqu’ici dans la lutte contre le réchauffement, est agitée par le débat.

 

Les 11 et 12 décembre à Bruxelles, les 27 doivent entériner un paquet de mesures surnommé le plan 20-20-20 : 20% de gaz à effet de serre en moins, 20% d’économie d’énergie, 20% d’énergies renouvelables.

 

Mais plusieurs pays, l’Italie et la Pologne en tête, ainsi que les associations patronales allemandes et italiennes, font pression pour que ces contraintes soient assorties de nombreuses exceptions.

 

A l’opposé, d’autres voix s’élèvent pour dire qu’il est essentiel d’investir dans le secteur de l’environnement, car il est pourvoyeur d’emplois et de richesses. C’est la position défendue par la secrétaire d’état à l’écologie, Nathalie Kosciusko–Morizet, qui a signé une tribune dans le journal Le Monde.

 

Pierre Rabhi, lui, se situe en dehors du champ politique classique :

 « Grâce aux bonnes idées de chacun, créons, dit-il, un mouvement politique sans être dans la politique ; le monde politique n’est pas en adéquation avec la gouvernance nécessaire ». …

 

Nicolas Hulot, qui a préfacé le : « Manifeste pour la Terre et l’Humanisme », de Pierre Rabhi chez Actes Sud, est à l’unisson de cette démarche. « Lutter contre la crise écologique, c’est  lutter contre la misère, insiste Nicolas Hulot. On ne sait pas comment tout cela va se terminer, avec la crise financière on arrive avec un fardeau supplémentaire, le chômage préempte toutes nos énergies. Garder espoir devient un acte de bravoure… »

 

Il se trouve que le jour de la conférence de presse de Pierre Rabhi et de Nicolas Hulot, les plus hautes autorités, dans Notre Dame de Paris pleine comme en œuf, rendaient un dernier hommage à Sœur Emmanuelle. Elle aussi, elle a pratiqué la stratégie du colibri. Toute seule, dans l’océan de misère des chiffonniers du Caire, elle a exceptionnellement fait sa part. Pour cette stratégie-là, il est besoin de faire appel à la morale et peut-être même à la spiritualité. Utopie ?

N.B. La conférence de presse donnée pour le lancement du mouvement "colibri" a été filmée par l'équipe organisatrice. On peut la voir en cliquant ici.  

 

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Samedi 25 octobre 2008 6 25 /10 /Oct /2008 17:29

 A Orry-la-Ville, dans l'Oise, cette butte en terre permet aux animaux, principalement les cerfs et les chevreuils, de s’échapper du piège que constitue la voie ferrée Paris-Amiens pour rejoindre la forêt toute proche.

Les photos sont signées Jean-Luc Hercent, chargé de mission Patrimoine Naturel au Parc Naturel Régional Oise-Pays de France.  " Il existe 4 de ces dispositifs de sortie de voie : un à chaque extrémité des portions de grillage "perméable", et de chaque côté des voies.


En revanche, sur la deuxième photo, on voit que côté forêt, la présence de ce talus ne permet pas aux animaux d'accéder aux voies par ce passage"


Petit retour en arrière:
A hauteur d’Orry-la-Ville, la voie ferrée est protégée par des clôtures, alors qu’elle coupe très exactement le territoire naturel des cerfs et des chevreuils qui circulent entre les forêts d’Ile de France et de Picardie..

Début octobre, la SNCF avait accepté d’abaisser les clôtures sur une portion de cette voie, de manière à  permettre aux cervidés de la franchir (voir article précédent : corridors écologiques, des innovations). Mais ce n’est pas tout ; la touche finale a donc été, il y a quelques jours, d’aménager ces buttes en terre pour permettre aux animaux qui auraient malgré tout été piégés sur la voie ferrée, de s’échapper en les utilisant comme un tremplin pour bondir.

C'est tout simple, mais il a fallu plusieurs années de concertation pilotée par le Parc Naturel Régional Oise-Pays de France pour en arriver là. 
C'est tout simple, mais c'est un bon exemple de l'astuce et de la diplomatie qu'il faut déployer pour arriver à concrétiser sur le terrain ce que la loi Grenelle 1 est en train de consacrer dans le texte, à savoir la prise en compte de la trame verte et bleue -les corridors écologiques- dans l'urbanisme et les infrastructures de transport.
 

 

 

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Jeudi 23 octobre 2008 4 23 /10 /Oct /2008 17:53

Sur la lancée du vote « historique » enregistré  à l’Assemblée Nationale pour approuver la loi Grenelle 1 , Jean Louis Borloo a obtenu ce matin des magasins de distribution et de bricolage qu’il s’engagent à éliminer de leurs rayonnages les ampoules à incandescence de 60 W et plus d’ici la fin de l’année 2010.

 

Bonne nouvelle, l'ampoule à incandescence est une très vieille invention, qui chauffe beaucoup plus qu’elle n’éclaire (voir article précédent). En revanche, lors de la signature de cette convention d’engagement,  les industriels producteurs de lampes brillaient par leur absence. Car pour eux, cela ne va pas être facile. 


Fin 2010 : l'échéance annoncée est radicale, elle est en avance sur ce que la Commission Européenne s’apprête à proposer. En matière de règlementation des lampes, c’est en effet au niveau européen que se prend la décision.

Dans quelques semaines, début décembre, vers le 8 du mois, la Commission va soumettre aux 27 un calendrier d’élimination progressive les lampes à incandescence, à partir de 2010. A quel rythme ? « C’est encore assez secret, dit Edouard Toulouse , de l’association ECOS à Bruxelles. La Commission a fait faire un rapport d’impact qui envisage différents scénarios. Les fabricants européens, qui produisent surtout des lampes à incandescence, font du lobbying pour que la transition soit la plus longue possible. Le scénario le moins contraignant court jusqu’en 2019 ! »

 

L’enjeu est important : Selon les estimations des producteurs, 152 millions d’ampoules à incandescence sont vendues chaque année en France. Et seulement 23 millions de lampes basse consommation. L’objectif est de tripler la part des lampes basse consommation à l’horizon 2010.

Ces dernières coûtent environ 8 fois plus cher à l’achat, mais il s’agit de convaincre les consommateurs qu’ils font une bonne affaire, car elles durent 10 fois plus longtemps et consomment 5 fois moins d’énergie. Pour l’environnement, ce serait tout bénéfice ; selon les chiffres du ministère elles permettraient d’économiser 1 million de tonnes de CO2 chaque année. De plus elles se recyclent à 90% (si les points de collecte sont bien organisés) alors que les lampes à incandescence ne sont pas recyclées, leur verre est si fin que cela n’en vaut pas la peine.

  

Convaincre de faire le bon achat: c’est donc la démarche adoptée par le gouvernement. Pas de mesures fiscales, pas de bonus-malus à la clef mais on nous annonce des actions de promotion en 2009 sur le prix des lampes basse consommation.

L' argument du prix est  en effet un facteur décisif. Pour preuve: une grande enseigne - Carrefour - avait lancé pour la journée une opération coup de poing, l'ampoule basse consommation à 1 euro pièce. A la fin de l'opération elle annonçait  en avoir écoulé 100 000 , soit 5% des ventes annuelles !

 

Reste à savoir si les rayonnages vont se remplir facilement et rapidement de toutes les lampes basse consommation qui sont attendues ; comme elles comportent beaucoup d’électronique et de main d’œuvre, elles sont en grande partie fabriquées en Chine. C’est un nouveau défi pour l’industrie européenne.
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Mardi 21 octobre 2008 2 21 /10 /Oct /2008 17:14

Cela vient de se passer à Boulogne, à Nausicaa, le Centre National de la Mer : un grand requin de 20 ans et de 2 mètres de long, anesthésié avec de l’huile de clou de girofle, allongé sur une table d’opération très particulière, branchies immergées mais ventre à sec, et intubé pour lui fournir en permanence de l’eau et de l’oxygène.

 

 « L’opération a duré une heure, raconte le soigneur Dominique Mallevoy. Chaque minute nous a semblé une éternité, c’était une grande première pour nous, et aussi pour Alexis Lécus, le vétérinaire du Zoo de Vincennes qui s’était déplacé ».

 


Toutes les photos de cet article ont été prises par l’équipe de Nausicaa.

Pourquoi cette opération exceptionnelle ? «  On s’était rendu compte, dit Dominique Mallevoy que ce requin nageait et mangeait tout à fait normalement dans notre aquarium, mais qu’il maigrissait. On a donc décidé dans un premier temps de l’endormir pour faire une radio et une échographie. Et c’est là qu’on s’est aperçu qu’il avait avalé un de ces gros hameçons avec lesquels on pêche les congres, et qui était sans aucun doute resté dans sa nourriture ». Car le requin n’aime pas les miettes, il veut de gros morceaux. 

 



L’opération a permis de retirer l’hameçon de l’abdomen. Trois jours plus tard, le grand prédateur recommençait à nager comme si de rien n’était.

 

Pourquoi une telle opération sur un poisson ? "D’ordinaire, dit Dominique Mallevoy, on n’opère pas les animaux en captivité. On leur donne des médicaments pour les soigner. Mais là  ce requin brun est exceptionnel. On l’a eu tout jeune dans nos aquariums ; et puis on s’aperçoit que dans la main de l’homme le requin est très fragile. Nous sommes son seul prédateur. Le requin est une espèce en danger car il est surpêché pour ses ailerons, et pourtant il est indispensable dans l’écosystème, car c’est lui qui régule toute la population marine. Par exemple, sur certains récifs où il est trop pêché, les poissons carnivores qui n’ont plus de prédateur dévorent les poissons herbivores qui entretiennent les coraux. Et le corail meurt. »

 

Un requin sauvé par l’homme.. C’est une belle histoire, digne d’un conte de Noël qui vient de se passer à Nausicaa. On peut y admirer le requin opéré dans son grand aquarium de 100 000 litres, on le reconnaît parmi les autres requins grâce à sa cicatrice..

   

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Lundi 20 octobre 2008 1 20 /10 /Oct /2008 15:43

Le Mondial de l’Automobile à Paris, particulièrement vert pour cette édition 2008, s’est terminé sur un nouveau record d’affluence avec un millier de visiteurs de plus qu’en 2006. Et pourtant, les achats de voitures sont en berne un peu partout dans le monde.  Sauf en Chine, où les autorités viennent de prendre une décision radicale pour limiter la pollution due au trop plein d’automobiles.

 

A Pékin, les automobilistes doivent se soumettre depuis le 13 octobre à une discipline de fer. Laisser la voiture au garage un jour sur 5 en semaine. Quel jour ? c’est le dernier chiffre de la plaque minéralogique qui le détermine. Ainsi, sont interdites de circuler:

-       -  le lundi, les voitures dont les plaques se        terminent par 1 et 6

-        - le mardi, par 2 et 7

-        - le mercredi par 3 et 8

-        - le jeudi par 4 et 9

-        - le vendredi, par 5 et 0.



Selon les autorités municipales, la mesure entraîne bien une diminution de 700 000 voitures par jour à Pékin, soit un cinquième du parc automobile de la capitale.

Cette idée fait suite aux Jeux Olympiques. 2 mois avant les JO, pour dépolluer l’atmosphère,  les voitures n’avaient été autorisées à circuler qu’un jour sur deux, selon que leur plaque minéralogique soit paire ou impaire. Succès ponctuel visible à l’œil nu ; les autorités chinoises estiment que cette contrainte a permis d’éviter la circulation de 2 millions de voitures et l’émission de 120 000 tonnes de gaz nocifs pour la santé et le climat.


Mais sitôt les JO terminés, la pollution et le brouillard malsain ont repris de plus belle à Pékin, d’où la décision de continuer à limiter autoritairement la circulation avec une nouvelle règlementation expérimentale pendant 6 mois.  

 

Il s’ensuit un beau marchandage sur les plaques minéralogiques. Cela m’a été confirmé au cours d’un récent voyage - touristique - en Chine. Selon mes interlocuteurs, acheter une voiture en Chine, c’est payer deux fois. Une fois pour la voiture, et une fois pour la plaque minéralogique qui se dispute aux enchères et dont le prix peut atteindre 7000 euros ! Le chiffre 8 étant le plus prisé en Chine, une plaque qui se termine par 8 peut valoir jusqu’à 20 000 euros …Tout en étant interdite de circuler le mercredi à Pékin.

 

Sur l’ensemble de la Chine, seule une famille sur 100 possède une voiture. Mais dans les grandes villes, il devient dangereux de circuler à vélo . A Shanghai, la proportion de voitures est estimée à 38 pour 100 familles, et à Pékin, les statistiques font état de 1200 nouvelles voitures chaque jour, car la voiture est le symbole de l'enrichissement.


Les économies d'énergie et le contrôle des émissions polluantes sont bien inscrits dans le 11ème plan quinquennal chinois (2006-10) .Cependant les énergies fossiles, comme le pétrole et le charbon, représenteront encore 70% de l'énergie consommée en Chine vers 2050, et cette consommation  sera 4 fois plus importante qu'en l'an 2000. C'est ce que pronostique un rapport d'experts réunis par la Compagnie pétrolière Shell et cité par le journal China Business Weekly. Inquiétante perspective pour le climat.. 

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Mercredi 15 octobre 2008 3 15 /10 /Oct /2008 16:08

Le navigateur Raphaël Dinelli prend le départ en solitaire de son quatrième Vendée Globe, le 9 novembre prochain aux Sables d’Olonne, à bord cette fois d’un bateau-laboratoire entièrement dédié aux énergies renouvelables. 
    

C’est une grande première dans cette mythique course nautique. C’est aussi le résultat d’une aventure personnelle exceptionnelle ; à 40 ans,  Raphaël Dinelli n’est plus seulement un navigateur, il est aussi le Directeur de Recherche de sa Fondation Océan Vital, acharné à mettre au point et à tester dans des conditions extrêmes les matériaux et les équipements les plus efficaces pour protéger la planète.

Ainsi à bord « d’Océan Vital » c’est le vent et le soleil, - au lieu de plusieurs centaines de litres de gazoil- qui vont alimenter en électricité le pilote automatique et les équipements de bord indispensables à une telle course autour du monde.


Raphaël Dinelli procède en ce moment aux derniers essais de l’éolienne verticale qu’il a mise au point et qui devra résister aux vents  violents de l’hémisphère Sud. 


 










Il s’apprête aussi à recouvrir le pont de son  bateau de panneaux solaires photovoltaïques très innovants.

«  Ils sont légers et souples, pas plus de 500 gr,  et en plus j’ai réussi à les rendre étanches et antidérapants, pour qu’on puisse marcher dessus ! » Et ceci tout en leur conservant un rendement électrique de 14%.

 « Le silicium est récupéré en Belgique - et non pas  dans des conditions désastreuses en Asie - à partir de nos vieux ordinateurs et téléphones portables. Quant aux panneaux photovoltaïques, ils ne sont pas fabriqués à l’étranger, mais ici, aux Sables D’Olonne ».

 
Ici, c’est un ancien chantier naval transformé en laboratoire, où travaillent des passionnés qui n’ont pas compté les heures.  Pendant 4 ans, tout le temps des essais, le secret avait été bien gardé et personne n’en a rien su, jusqu’à ce que les brevets soient enregistrés il y a quelques semaines.

 

 Ces panneaux photovoltaïques ont déjà trouvé une utilisation dans l’habitat : ils viennent d’être emboîtés dans les tuiles en terre cuite  du siège de la Fondation Océan Vital, un joli bâtiment bioclimatique à ossature bois conçu par Raphaël Dinelli et installé juste en face de la Capitainerie.


Le Carré d’Eraole, c’est son  nom, sera  inauguré le 27 octobre par Nicolas Hulot.








 « Avec ces mêmes panneaux, dit Raphaël, nous pourrions équiper une voiture solaire, ici aux Sables d’Olonne, et même un avion solaire, mais j’ai besoin de pouvoir poursuivre mon travail , j’ai besoin de temps et d’argent, il faut encourager la recherche appliquée en France. »

 
Comment ne pas être d’accord, pour le bien des générations futures, et en dépit des nuages noirs de la récéssion qui risquent de geler les initiatives innovantes.

Au niveau global, l’économiste anglais Nicolas Stern avait cependant démontré en 2006 que le réchauffement climatique coûtera très cher à l'économie dans les années futures si l'on ne fait rien, beaucoup plus cher que si l'on consacrait aujoud'hui 1% du PNB à trouver des solutions.

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Mercredi 24 septembre 2008 3 24 /09 /Sep /2008 09:00

En ce moment, la SNCF et Réseau Ferré de France font poser de nouvelles clôtures le long des voies entre les  2 gares d’Orry la Ville dans l’Oise. La belle affaire ? Et oui, la belle affaire ! Car il s’agit d’une réalisation pionnière dans le domaine des corridors écologiques, cette fameuse  trame verte et bleue voulue par le Grenelle de l’Environnement.

 
Tout l’enjeu est de conserver un habitat viable et suffisamment d’espace pour la population de cerfs, emblématiques de la forêt de Chantilly.



Explication : la voie ferrée Paris-Amiens longe 2 grands massifs forestiers, celui d’Ile de France, et celui de Chantilly. A hauteur d’Orry la Ville, dans l’Oise, elle coupe très exactement la voie de passage des cerfs qui sont plusieurs milliers à se déplacer d’une forêt à l’autre. 

 
 
Mais il se trouve que les rails longent également des chemins forestiers de plus en plus fréquentés par les promeneurs, car nous sommes à la limite nord de l’agglomération parisienne. Or la SNCF a l’obligation d’assurer la sécurité des riverains. Elle a donc fait installer en 2004 des clôtures de 2m de haut  de chaque côté de  la voie ( on en voit encore une partie sur la photo).

 Jean Luc Hercent, chargé de mission patrimoine naturel au Parc Régional Naturel de l’Oise-Pays de France se souvient ‘’On s’est tout de suite rendu compte que ce genre de clôtures est catastrophique pour la faune,  même les grands cerfs étaient incapables de les franchir. »

Le corridor écologique était rompu. Le Parc Naturel Régional de L’Oise-Pays de France, ‘’ qui s’est constitué historiquement pour protéger la population de cerfs ‘’ a donc pris l’initiative de faire étudier un autre type de clôtures, puisque clôtures il devait y avoir.
 

Et ce ne fut pas sans mal..

Pas moins de 3 ans de réunions et de tractations entre les différents partenaires (Réseau Ferré de France, SNCF, chasseurs, environnementalistes, collectivités locales) pour trouver un compromis. Le Parc Naturel Régional de l’Oise-Pays de France est finalement parvenu à mettre tout le monde d’accord autour d’une nouvelle proposition : 
 

 ''Notre étude, dit Jean Luc Hercent, a montré qu’il faut diminuer la hauteur de la clôture à 1m20  en laissant libre par un dessous un passage de 40 cm . Les cerfs peuvent sauter par au-dessus, les faons et les chevreuils se glisser en-dessous’’

  


Et c’est ainsi que des clôtures abaissées et allégées sont en cours d’installation entre les  2 gares SNCF et RER d’Orry la Ville. L’avenir dira si ce choix est judicieux, et transposable à d'autres régions.

Pour voir le reportage diffusé sur le sujet dans JT 13h du 27 septembre, cliquez ici.
 

Plus généralement, la trame verte et bleue, voulue par le Grenelle de l’Environnement, est très difficile à mettre en place, car selon l'Institut Français de l’Environnement nous perdons l’équivalent d’un département de nature tous les 10 ans, au profit de constructions de toutes sorte et d' infrastructures de transport, routes et voies ferrées.  Dans ce territoire devenu de plus en plus artificiel il faut réussir à aménager des liaisons entre les différents noyaux écologiquement sains, de manière à permettre le cheminement des espèces et leur renouvellement génétique. Un vrai casse-tête , qu’il faut résoudre au cas par cas !

 
Au Bourget du Lac, par exemple, c’est un passage aérien au dessus des routes pour les écureuils que le Parc Naturel Régional de Savoie est en train d’expérimenter. Voir article précédent.

Une corde à écureuil a donc été posée il y a quelques mois. André Miquet, le biologiste '''inventeur'' de cette astucieuse idée de l'écuroduc me signale : ''Toujours pas d'écureuil écrasé ... c'est notre seul indice de bon fonctionnement,  mais à consolider dans les mois à venir évidemment  car l'automne est la première saison pour les écrasements !''
Je tâche de prolonger cette action avec l'agglomération chambérienne,
précise André Miquet, en commençant par une "enquête citoyenne" diffusée par le bulletin municipal : observations d'écureuils vivants ou morts, en vue de:
- connaître sa répartition en ville, ainsi que les corridors y conduisant ;
- proposer une politique de l'arbre en ville qui lui soit favorable ;
- neutraliser les points d'écrasement des écureuils par des écuroducs...''

Rien qu'avec ces deux exemples, on se rend bien compte qu'il faut, au final, beaucoup de tenacité et d’imagination pour mettre en place un corridor écologique, et beaucoup de concertation entre les différents partenaires. Mais ceci est bien dans l’esprit du Grenelle !

  

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Dimanche 21 septembre 2008 7 21 /09 /Sep /2008 15:43

Les chercheurs l’ont surnommé le "Sapin de Noël’’. C’est un ver marin, jamais inventorié jusqu’ici, c’est l’une parmi les centaines de nouvelles espèces qui viennent d'être découvertes dans les coraux au large de l’Australie, principalement sur la Grande Barrière de Corail.

 

Ce programme de recherche international, baptisé ‘’Global Census Marine Life’’, rassemble 80 nations et 2000 chercheurs. Ceux-ci mettent en commun leurs laboratoires et leur technologies afin de produire en octobre 2010 un inventaire de ce qui vit aujourd’hui, et espérons le, vivra encore demain, dans les océans.

 


La tâche est colossale, car selon les scientifiques, il reste 1 à 9 millions de nouvelles espèces potentielles à découvrir, autant dire que nous ne connaissons qu’une petite goutte d’eau de l’Océan.


Ici une colonie de méduses-







Et là une petite algue, elle aussi inconnue jusqu'ici.

Les récifs coralliens sont de véritables nids à biodiversité, on les compare souvent à une Amazonie sous-marine. Et comme l’Amazonie, ils sont gravement menacés.

 

Dans l’Atlas de l’Océan Mondial (éditions Autrement) les auteurs Jean-Michel Cousteau et Philippe Valette notent que ''30% des récifs du monde sont morts, 60% pourraient l’être d’ici à 2030'', essentiellement du fait du réchauffement qui entraîne une acidification des océans, car les coraux ne peuvent plus secréter leur squelette externe calcaire. Sont également très dommageables les techniques de pêche, comme le chalutage employé dans les grands fonds, ou les pratiques illégales comme la pêche à la dynamite ou au cyanure.

 

Tim Flannery, directeur du laboratoire de zoologie de l’Australian Museum de Sydney, auteur du livre les « Faiseurs de pluie » (Editions Héloïse d’Ormesson) pronostique que sur la Grande Barrière de Corail australienne, qui a pourtant été déclarée site protégé, seulement 50 des 400 espèces de corail dur du récif pourront survivre d'ici 50 ans.

 

Le Programme des Nations Unies pour l’Environnement a calculé la valeur économique d’un récif corallien en bonne santé :100 000 à 600 000 dollars/km2/an, pour les revenus liés à la pêche, au tourisme, ou à ce que la médecine ou la cosmétologie peuvent en retirer. Il semble donc urgent de protéger partout dans le monde ces écosystèmes qui couvrent moins de 1% de la surface des océans.

 

Toutes les espèces récemment découvertes ne sont pas des organismes minuscules. Voici le très beau spécimen de langouste que les chercheurs du Global Census Marine Life ont découvert en 2006 au large de Madagascar: une langouste de roche de 4kg et de 50 cm sans les antennes, qui avait su jusqu'ici se faire toute petite ! Elle a un nom désormais, ''Palinurus Barbarae''.

 

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Mardi 16 septembre 2008 2 16 /09 /Sep /2008 18:54

Septembre 2008 : C’est la première fois que dans l'Océan Arctique, ce qu'on appelle en termes de navigation le passage du Nord-Ouest et le passage du Nord-Est  apparaissent tous les deux libres de glace en même temps.











Helge Tagen, membre de l'Institut météorologique Norvégien l'a confirmé à Lille, où se sont réunis  pendant deux jours des spécialistes du climat dans le cadre du forum GMES consacré à l'environnement et la sécûrité en Europe.

"Ce que nous venons d'observer récemment en septembre, c'est que le passage du Nord-Ouest au nord du Canada est ouvert à la navigation, de même que le passage du Nord-Est, au Nord de la Sibérie. Cela ne s'était jamais produit dans l'histoire moderne".

Les services américains de la NOAA  ont également confirmé l'information.



Cela signifie que théoriquement, on pourrait  naviguer autour du Pole Nord et passer ainsi en Extrême Orient. Non sans danger on peut l’imaginer, car les plaques de banquise doivent être nombreuses, ainsi que les icebergs détachés des continents, comme l’actualité l’a montré cet été. De plus, le maximum de fonte survenu autour du 12 septembre ne dure que quelques jours, et déjà la banquise est en train de se reconstituer dans les passages.

 


Voici la carte du retrait des glaces au Pole Nord que me fait parvenir Fanny Ardhuin, chercheuse spécialisée dans le traitement des données envoyés par les satellites polaires, au Laboratoire d’Océanographie Spatiale de Brest (le CERSAT), qui dépend de l'IFREMER.


La ligne bleue corespond à l'extension de la banquise au 14 septembre 2008.
Elle apparaît bien détachée du continent asiatique, au nord. Le Cersat étudie des relevés satellitaires dont la précision est de 12,5km

On voit en rouge la ligne de la banquise en  septembre 2007.

 La surface blanche correspond à la surface moyenne de la banquise observée en été entre 1992 et 2006.

.

 
Fanny Ardhuin précise : ''Grâce aux satellites, on constate une diminution de l'étendue des glaces de mer en Arctique. Selon l’Ifremer, la banquise recouvre actuellement environ 4,7millions de km2. Ce n’est pas un record de fonte. Le record avait été atteint en septembre 2007 ( le 17 septembre précisément) avec 4,2 millions de km2 ; On est donc à 500 000 km2 du record de 2007, soit la superficie de la France ».

 

C’est une confirmation de la tendance à la diminution de la banquise, puisque 2008 s’inscrit comme la deuxième plus grande année de fonte depuis que les observations satellitaires ont débuté, il y a 30 ans, en 1978.

 
Le centre national américain d'analyses et de statistiques sur les glaces  indique que la banquise estivale a perdu 2 millions de km2 par rapport aux observations faites entre 1979 et 2000.

C’est aussi la deuxième année consécutive que le passage du Nord-Ouest, dans l'archipel des îles qui bordent le nord du continent américain, est libre de glaces en été, permettant – en théorie pour le moment - de passer d’un océan à l’autre sans emprunter le canal de Panama. L'Agence Spatiale Européenne avait déjà confirmé il y a quelques jours la libération du passage du Nord Ouest. 

Pour ce qui est du passage du Nord-Est, le long du continent asiatique, c'est la première fois qu'il s'avère totalement navigable dans sa continuité. Cela représente bien sûr de nouvelles perspectives d’économie de  temps et de carburant pour les cargos. Cela représente aussi un danger supplémentaire pour l'environnement de la région.

 

En juin, des météorologues et océanologues réunis à Toulouse, à CLS, -voir article précédent- craignaient qu'à la fin de l'été, le point géographique du Pole Nord soit libre de glace. Cela en revanche ne s’est pas produit.

L’explorateur britannique Lewis Gordon Pugh, parti en kayak le 31 aout du Spitsberg en direction du Pole Nord a été contraint de s’arrêter le 6 septembre à  81° de latitude Nord, à 1000 km du Pole, bloqué par la banquise. Il raconte son aventure sur son site. Mais il dit aussi que selon son expérience personnelle, la banquise est beaucoup plus mince qu’il y a quelques années, ce que les spécialistes de la glace avaient déjà confirmé en étudiant la vitesse accélérée de dérive de la glace de mer.

 

 

A voir aussi l’étonnante photo trouvée par Juliette Barthaux : un ours polaire dans un zoo au Japon devenu vert…DE PEUR ? non,  d'un coup de chaud…..

Et pour voir le sujet diffusé au journal de 20h de TF1, avec l'appel de l'explorateur Jean-Louis Etienne, cliquer ici.

Par Francine Buchi - Publié dans : blog-petitechroniquedelaterre-tf1
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